septembre 20, 2022 By MLC

Présentation de votre livre Première partie

écriture
La présentation est essentielle

Votre texte est ce que le lecteur va lire. Non seulement votre contenu doit être de qualité, mais la présentation doit l’être aussi croyez-moi. Cela fait la différence entre une expérience de lecture agréable et une expérience moins agréable.

Adoptez la simplicité dans le choix de vos polices. J’ai un jour reçu d’un auteur tout un manuscrit en une sorte de police gothique et je préfère vous dire qu’il m’a été impossible de le lire. Après deux pages, mes yeux n’en pouvaient plus et ma vue se brouillait. J’ai abandonné et j’ai renvoyé le texte avec une note.

Si les Lucida Handwriting et consœurs présentent très bien sur des cartes d’anniversaire ou de vœux en tous genres, il en va tout autrement pour un livre. Pour présenter des vœux, la fantaisie est de rigueur ; pour un livre, c’est la sobriété.

En outre, si vous décidez de publier votre livre en version numérique, que ce soit dans la boutique Kindle, Kobo, iBook ou autres, sachez que les polices fantaisistes passent très mal la conversion et subissent des changements qui ne seront pas de votre goût ni de ceux de vos lecteurs. 

Les polices qui s’adaptent le mieux aux éditions numériques sont : Times, Times New Roman, Garamond, Helvetica, Arial, Cambria et quelques autres qui sont le plus souvent utilisées par les développeurs ce qui explique leur pouvoir d’adaptation à différents supports.

La présentation d’un livre est une étape si importante qui est, hélas, souvent oubliée par les auteurs indépendants.

Comment écrire un livre et avoir du succès

Classé sous :Atelier Litteraire

septembre 1, 2022 By MLC

Comment choisir un titre de livre

Choisir un titre

Sur le bon moment de choisir un titre, les avis diffèrent énormément. Certains vous diront que vous devez avoir votre titre depuis le début. Pour ma part, je n’en suis pas sûre du tout et, en fait, je le fais rarement. Ou plutôt ce que j’ai au début, c’est un titre de travail.

Ce titre de travail change au fil du temps. Par exemple, pour ce livre que vous êtes en train de lire, le titre de travail était « Comment écrire un livre ». Comme il existe plusieurs ouvrages avec ce titre, je devais voir ce qui différencie mon livre des autres, ce qui le rend unique.

Ce qui le rend unique, c’est que c’est un livre qui explique les étapes du processus d’écrire un livre. Cela, sans promettre la richesse, les ventes faramineuses, ou des prix littéraires. Une fois que j’avais compris cela, il ne me restait plus qu’à compter les étapes que je proposais et à les ajouter au titre. Mais, je ne pouvais le faire qu’une fois le premier jet du livre écrit.

Vous me direz, si j’avais compté 11 étapes et qu’au cours de l’écriture, j’en avais développé une douzième, je n’aurais eu qu’à l’ajouter au titre et au lieu de onze étapes en annoncer douze. Vous avez raison.

Une chose est certaine. Un bon titre aide à vendre. C’est vrai pour les livres de non-fiction et c’est vrai pour les romans en tous genres. Quoique… pour les romans, la quatrième de couverture est aussi très importante ainsi que le nom de l’auteur.

Aujourd’hui, je passais à la bibliothèque qui est une petite bibliothèque de village où tous les amoureux des livres se parlent. Comme le samedi est la seule journée d’ouverture pendant l’été, plusieurs d’entre nous attendaient leur tour. Je lançais la question de savoir ce qui incitait les gens à choisir un livre plus qu’un autre. À l’unanimité, les personnes répondirent que le titre et l’image étaient la première chose qu’elles prenaient en considération dans leur choix. Si cela leur plaisait, alors elles tournaient le livre et lisaient la quatrième de couverture pour décider s’il fallait prendre le livre ou non. Sauf pour leurs auteurs favoris, elles prenaient tout ce qu’il écrivait, sans distinction. 

Si vous êtes un écrivain connu, qu’importe le titre ou la quatrième de couverture. Les lecteurs achètent votre livre, car ils connaissent votre style, votre écriture et savent ce qu’ils peuvent attendre de votre livre : un grand plaisir de lecture.

Toutefois, si vous êtes un illustre inconnu, il est préférable d’avoir un titre qui « parle » et précise le plus possible le contenu de votre livre doublé d’un sous-titre et d’une bonne quatrième de couverture. C’est doublement valable pour les auteurs de non-fiction.

Votre titre doit être court de préférence. Cela ne veut pas dire qu’un titre long n’aura pas de succès, mais c’est une tendance générale que les titres courts se vendent mieux. Puis, votre sous-titre devra expliciter ce que votre livre contient.

Pour trouver un titre percutant, passez une demi-heure à écrire sur une page le plus de titres possible pour votre livre. Ne vous limitez en aucune façon. Toutes les idées sont bonnes. Ecrivez-les toutes. Ensuite, retenez les deux meilleures. Si vous écrivez un livre de non-fiction, le sous-titre découlera automatiquement du titre. Pour un roman, un sous-titre n’est généralement pas utile.

Après avoir terminé votre premier jet, vous saurez quel est le titre que vous désirez garder. En outre, en écrivant vous aurez réfléchi et votre titre vous viendra automatiquement à l’esprit après une petite séance de réflexion. Vous pouvez aussi demander l’avis de vos amis.

Récapitulation :

* Ecrivez sur un papier le plus possible de titres en trente minutes.

* Gardez les deux meilleurs.

* Tout en écrivant votre livre, pensez à votre titre. 

* Tranchez lequel choisir.

Vous pouvez vous procurer le livre : Murielle Lucie Clément, Comment écrire un livre et avoir du succès à l’adresse suivante :  https://amzn.to/2JnFGTY

Classé sous :Atelier Litteraire

août 14, 2022 By MLC

Le Polar de l’été : La Reine des neiges

Un univers où les marchés du sexe et de la pharmaceutique s’allient dans une intrigue haletante.
Un monde où les femmes sont des produits avec date de péremption.
Au travers d’une association tout ce qu’il y a de plus mafieuse, Yegourine contrôlait toute la gamme des activités criminelles qui prenaient place, non seulement à Moscou, mais aussi dans beaucoup des grandes villes de la fédération russe : prostitution, drogues diverses, distilleries clandestines, revente de voitures volées maquillées, rackets de toutes sortes, kidnappings arrangés ou non, chantages, trafic d’armes et d’équipement militaire, de combustible nucléaire et d’organes. De Brest à Vladivostok, peu de choses se passaient sans qu’il perçoive un pourcentage confortable. Mais, la plus juteuse des combinaisons, celle qui allait lui engranger des bénéfices énormes, allait débuter ce soir. Les fêtes qu’il organisait pour ces insatiables nantis allaient prendre une tournure que peu d’entre eux soupçonnaient. Mikhaïl Yegourine était un fin connaisseur de l’âme humaine et ses tréfonds grouillants des désirs les plus pervers. Il allait les nourrir, distribuer aux fauves des sensations fraîches dont ils ne pourraient plus se passer après y avoir goûté. Au coin de l’allée, il vit les deux dobermans suivis de Ptior qui faisait sa ronde. Il consulta sa montre par habitude, car il faisait entièrement confiance à l’homme aux chiens. Les molosses étaient dressés à laisser entrer tout le monde. Toutefois pour ressortir de la propriété, leur maître devait leur en donner le signal. Jusqu’à présent personne ne s’était jamais aventuré à sauter le mur d’enceinte de deux mètres surmonté de barbelés électrifiés. De la villa, la clôture était invisible aux regards, cachée par les grands arbres. Dans cette banlieue de Moscou, les plus proches voisins se trouvaient à plus de cinq cents mètres, chaque habitation bénéficiait d’un terrain de plusieurs hectares.
Extrait:
« Le fragment a été analysé et le tissu contient de l’ADN humain et bovin.
– Un des garçons aura saigné sur un morceau de bœuf. Ces gars-là se coupent parfois. Rien de mystérieux là-dedans !
– C’est aussi ce que j’ai pensé en premier, monsieur le commissaire. Mais il n’en est rien. L’ADN est composé de deux séquences : l’une humaine et l’autre bovine. Il semblerait que ce soit un lambeau d’épiderme mi-humain mi-bovin. »
Krikov se tut.
Entendant ses propres paroles, il était conscient de l’énormité de ce qu’il proférait.
Semionov était tellement abasourdi qu’il en oubliait de tirer sur sa cigarette qui se consumait en un long tuyau de cendre au bout de ses doigts.
« Mi-humain, mi-bovin… » répéta-t-il dubitativement. « Eh bien, en voilà une histoire. Et le docteur Krougine a-t-elle un soupçon de discernement de la signification de cette aberrance ?
– Aucune idée, monsieur. Pour l’instant du moins.
– Je vois. »
Laura MacLeod, La Reine des neiges, Achetez: Ici

Classé sous :Critique littéraire

juin 30, 2022 By MLC

Je me souviens de toi, de Cédric Charles Antoine

Je me souviens de toi
Cédric Charles Antoine

Dans son dernier roman, Je me souviens de toi, Cédric Charles Antoine se glisse dans la peau d’un personnage féminin avec succès. Difficile d’en parler sans révéler une partie de l’intrigue. Disons simplement que son héroïne, Adèle Figmar, est journaliste et auteur de biographies pour les personnes qui ont beaucoup à dire, mais ne savent l’écrire elles-mêmes.

Cédric Charles Antoine ne serait pas Cédric Charles Antoine si la vie de la jeune femme ne devenait pas pleine de mystères et de surprises ! On peut révéler sans crainte qu’elle a été adoptée, donc ne connaît pas ses parents biologiques. Toutefois, elle a eu la chance d’être chérie par l’homme et la femme qui l’ont accueillie en leur foyer. Que lui manque-t-il alors ? Oh, presque rien. Pour elle, ses parents adoptifs sont ses vrais parents puisqu’elle n’en a connu d’autres. En fait, elle surmonte les douleurs d’un deuil relativement récent, celui de son mari, disparu deux ans auparavant. Son mariage était heureux et l’homme de sa vie lui manque encore terriblement. Un fait insolite la mettra sur la piste d’une histoire non moins curieuse : la sienne.

Je me souviens de ce jour-là, j’avais sept ans sur la photo. Adossée contre la balustrade de l’orphelinat, je contemplais la mer Baltique. J’attendais mes nouveaux parents tout en caressant le petit chien que nous avions recueilli avec mes camarades. La voiture s’est garée, je suis montée sur la banquette arrière, sans pleurer, sans me retourner. Je leur ai dit « Bonjour Papa, bonjour Maman », je ne savais pas quoi dire d’autre. Ils ont souri, nous sommes partis vers ma nouvelle vie.

Trente-deux ans se sont écoulés. Aujourd’hui, je mène une carrière de biographe. Au travers du passé des autres, j’écris le mien. Tout cela n’est certainement pas innocent. J’aime enquêter sur les destins hors du commun d’hommes ou de femmes qui ont souffert et me font l’honneur de me transmettre leurs mémoires. Demain, je dois rencontrer une personne importante…

Inutile de dire que ce roman de Cédric Charles Antoine nous séduit à chaque ligne et nous emporte dans une épopée peu connue du XXème siècle, les orphelins de la guerre et la reconstruction de l’Allemagne et de l’Europe, et nous aide à découvrir, comme tous les grands écrits, une partie ignorée jusque-là, de nous-mêmes.

Cédric Charles Antoine,  Je me souviens de toi, Amazon

Classé sous :Critique littéraire Balisé avec :Cédric Charles Antoine, enfant adopté, fb, orphelins de la guerre, reconstruction de l'Allemagne, XXè siècle

juin 23, 2022 By MLC

Lettres du Berry – une recherche.

  Le Berry m’était totalement inconnu. Si j’ai parcouru le monde d’est en ouest, j’ai, en revanche, peu voyagé en France. En apprenant mon plan de revenir au pays, un ami me parla du Berry. Une fois la décision prise, le reste alla presque de soi et la recherche pour le logis idéal commença.
Située dans un lieu-dit composé d’une ferme et d’un hameau, j’ai tout de suite senti que cette maison, déjà présente sur le cadastre napoléonien de 1830, deviendrait mon foyer. Tout de suite, c’est peut-être inexact.

L’histoire d’une recherche.
Celle d’une maison où il fera bon vivre. Un petit coin de paradis où seul le temps de la littérature existera encore. Ecrire et lire au gré des saisons. Sous un arbre ou au coin de la cheminée.

Mais avant le paradis…
La dure réalité de l’offre immobilière. Ses agents parfois typiques, souvent cocasses.

« Aux alentours de Paulnay, trois superbes chevaux me bouchent le passage. Ils se promènent tranquillement, seuls au milieu de la route. Je voudrais éviter de les effrayer ; je roule au pas. Comme ils ne font pas mine de se ranger sur le côté, je baisse la vitre et je les interpelle de la voix. Ils s’arrêtent, relèvent la tête, me regardent indécis. Que faire ? Aller vers elle ? Continuer à avancer ? Je les entends réfléchir. De toute façon, nul ni rien ne me presse. Je coupe le moteur. Cela éveille leur curiosité. L’un d’eux, le Noir, s’approche de quelques pas, hume l’air en ma direction, les naseaux écartés et frémissants. Le Pommelé s’enhardit ; il le dépasse et n’est plus qu’à un mètre de la voiture. Comme j’ai pris soin d’ouvrir la portière avant de couper le moteur, je les entends respirer. Le Baie ne veut pas être en reste et fait aussi quelques pas vers moi ce qui a pour effet de faire avancer les deux autres.
Ы Qu’est-ce que vous fabriquez en plein milieu de la route ? » Ils sont attentifs à ma voix. « Vous devez être dans un pâturage ! »
Le Baie hennit pour me répondre. Je sors la tête du véhicule, ce qui amorce un mouvement de recul du trio. Aussitôt le léger moment de prudence passé, ils tendent à nouveau le cou vers moi. Encore un pas. Le Noir dépasse le capot et regarde avec insistance la portière. Il me voit très bien. Ils sont loin d’être farouches.
Je connais mal le langage chevalin, mais j’ai un assez bon contact avec les chevaux. Ceux-ci ne dérogent pas à la règle. Je saisis doucement un morceau de la baguette posée sur le siège du passager et, lentement après l’avoir fait passer dans ma main gauche, je l’amène doucement vers la vitre baissée. Ma manœuvre n’est pas passée inaperçue du Noir. Il tend le museau. Encore un pas. La curiosité l’emporterait-elle sur la prudence ? Oui ! Encore un pas et ses lèvres saisissent le quignon de pain. Je prends le reste du pain et j’ouvre la portière tout en tenant un morceau du pain bien en évidence. Je les sens tous les trois en alerte prêts à faire un bond et s’enfuir. Alors, je leur parle. Je leur raconte mon expédition en exécutant des gestes fluides. J’ai les deux pieds sur la chaussée et ils écoutent toujours l’histoire passionnante de mon périple en Berry. Lentement, je me redresse à la force des mollets. D’une main, je retiens la portière en m’y appuyant ; dans l’autre, j’ai la friandise convoitée par le Noir. Voyant que les choses se développent dans le bon sens, le Baie et le Pommelé m’entourent aussi. Mes gestes peuvent à présent être normalement exécutés. Dorénavant, ils m’ont cernée et savent ne rien avoir à craindre de moi. Comme j’ignore où est leur pâturage, impossible de les y reconduire. Aucune ferme ou maison à l’horizon n’est visible. Comme s’ils devinaient mes pensées, ils s’en retournent d’où ils venaient et quand je mets le moteur en marche, ils prennent le trot. »

Lettres du Berry, Amazon: http://amzn.to/2sXC3PS

Classé sous :Critique littéraire

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