mars 23, 2022 By MLC

Tu n’es jamais revenu de Cédric Charles Antoine

Tu n'es jamais revenu

Cédric Charles Antoine, un des auteurs indépendants les plus en vogue sur Amazon est, sans contestation possible, un bon conteur d’histoires. Selon une structure éprouvée, l’auteur emmène habituellement son lecteur pour une randonnée dans une existence torturée par une absence.

Cédric Charles Antoine se lit avec plaisir et je le recommande à tout lecteur qui désire se plonger dans une histoire bien écrite où le passé et le présent fréquemment se rejoignent dans une intrigue familiale.

Tu n’es jamais revenu pose tout de même la question existentielle de savoir si on a le droit de lire le courrier adressé à quelqu’un d’autre, ce courrier fût-il vieux de plusieurs décennies ? Une des nombreuses interrogations de ce roman dont le seul reproche qu’on pourrait lui faire est d’être parfois un peu trop écrit. Mais ce n’est là qu’une infime remarque comparé à l’immense plaisir que peut en retirer un lecteur friand du genre pour ne pas dire de l’auteur.

Quatrième de couverture:

La vérité est parfois un poison dissous par l’antidote du mensonge !
En 1990, de retour dans ma ville natale, j’ai déniché une lettre égarée par le facteur, coincée à l’abri depuis 20 ans dans la cave du vieil immeuble de mes parents à Bayeux.
L’enveloppe semblait en parfait état de conservation, le cachet de la poste indiquait « octobre 1970 ». Le dilemme s’est installé : l’ouvrir, la déposer à l’adresse ou la renvoyer à l’expéditeur à Belle-Île-en-Mer. J’ai localisé la maison du destinataire, un étrange hôtel particulier, plus haut dans la rue…
J’ai commis l’irréparable !
Alice Bergain sera immergée au cœur d’une tragédie familiale, rythmée par une enquête haletante sur cette île bretonne.

Lire un extrait :
https://www.amazon.fr/dp/B076G9DGWM/

Classé sous :Critique littéraire

mars 20, 2022 By MLC

Nadja de Breton

Nadja Breton

Nadja, récit autobiographique

Dans Nadja, nous retrouvons plusieurs aspects du récit avec, entre autres, des éléments autobiographiques, des réflexions sur la morale et la philosophie, des commentaires sociaux et des confidences très personnelles. Cependant, nous pouvons l’appeler autobiographie, car une grande part du récit consiste en le journal de Breton et il réfère à un moment précis de sa vie. Moment où Breton commençait à vraiment s’insérer dans la réalité historique du Surréalisme. Breton est lui-même dans Nadja. Il est un homme dont la vie se confond avec la carrière littéraire. Le fait que Nadja ait vraiment existé motive le choix de cette période plutôt qu’une autre et aussi le fait que Nadja ait été l’une des rencontres déterminantes dans sa vie. L’accumulation des notations temporelles non indispensables montre aussi le caractère autobiographique de l’œuvre en cela qu’elle en accroît la crédibilité.

Le récit commence par la question : « qui suis-je ? ». 

En un sens Breton trouve une réponse à cette question puisqu’il découvre à la fin du livre ce qu’il est réellement : un Surréaliste et surtout un homme pour qui l’amour fou compte plus que tout. Mais d’un autre côté, il ne sait toujours pas qui il est puisqu’il hésite encore, qu’il a des remords. Mais tout de même, le livre se termine sur une certitude : « La beauté sera convulsive ou ne sera pas. » Alors, la réponse n’existe que dans de brefs instants. « Qui suis-je ? » Question cruciale dont la réponse reste malgré tout plus ou moins énigmatique et sujette aux aléas de la vie.

Nadja : l’histoire d’une quête de soi : quel rôle Nadja joue-t-elle dans cette quête ? 

Par sa présence, Nadja aide Breton à se découvrir. Elle a un rôle révélateur pour lui et l’expérience avec elle redonne à Breton le sens de la vie, car à travers ou par elle, il a compris que la vie se trouvait dans cette vie-ci et non dans l’au-delà.

« Qui vive ? Est-ce vous Nadja ? Est-il vrai que l’au-delà, tout l’au-delà soit dans cette vie ? Je ne vous entends pas. Qui vive ? Est-ce moi seul ? Est-ce moi-même ? » Par sa présence, Nadja justifie aussi la quête de Breton et elle l’aide à se voir et à se situer par rapport à lui-même. Et une fois son rôle achevé d’initiatrice, de révélatrice, elle disparaît. Breton s’est développé du « Qui suis-je ? » initial au « Qui vive ? » sur lequel se termine leur aventure qui se détache de Breton malgré que la voix qui l’anime puisse encore s’élever.

Quel est le destin de Nadja et quelle leçon Breton pourrait-il tirer de cette destinée ? 

Nadja devra être internée ayant sombré dans la folie. Pour Breton, il s’interrogera, car il n’avait pas vu la maladie la gagner. A partir de ce moment, il a la certitude encore plus aiguë de l’existence des limites qu’il ne faut pas transgresser, certain garde-fou qu’il n’est pas bon d’enjamber. D’un côté, il condamne les psychiatres et les juges, les prisons et les asiles et refuse une manière de vivre imposée par la société ; de l’autre, il condamne tout aussi durement l’homme qui supporte son asservissement. Avec Nadja, il a pu goûter à la tentation de mener une vie surréaliste, toute de risque et de disponibilité. Il a connu « le principe de subversion totale » mais le destin de Nadja lui en fait voir les conséquences possibles. 

Les « faits glissades ». Que faut-il entendre par ce phénomène surréaliste ? 

Françoise Calin décrit les « faits-glissades » comme des événements qui en amènent inéluctablement d’autres. Les faits glissades sont moins forts que les faits-précipices. Par exemple, la rencontre avec Nadja est un fait-précipice en lui-même mais devient un fait-glissade par rapport à la rencontre avec le « tu » de la fin du livre. Un fait-glissade peut donc être un fait-précipice qui se transforme en intensité. Mais il ne peut être aussi que cela. Par exemple : voir les panneaux « Bois et Charbons » sont des faits-glissades. Ce sont des signaux « des faits de valeur intrinsèque sans doute peu contrôlable qui échappent à notre compréhension et qui ont toutes les apparences d’un signal, sans qu’on puisse dire au juste quel signal ». Leur hiérarchie dépend de l’effet qu’ils produisent sur nous. 

Les mots « faits-glissades » et « faits-précipices » annonçaient le danger de « couler à pic » nous dit Françoise Calin, car c’est plonger dans le noir, dans l’inconnu que de partir dans cette « descente vertigineuse en nous » menant vers la « zone interdite » zone que Nadja a transgressé trop de fois pour revenir. Une chose très importante, c’est que les « faits-glissades » et les « faits-précipices » ne peuvent être provoqués. Ils surgissent du hasard objectif qui nous met en rapport avec l’inconscient.

Le rôle de la mémoire et du souvenir.

La mémoire est ensevelie dans le gant de la main et « le Surréalisme vous introduira dans la mort qui est une société secrète. » Le gant est fourni par le Surréalisme. « M » est la lettre initiale de « mort » et de « mémoire » qui est involontaire pour Breton en cela qu’elle joue un grand rôle d’association. Au gré de sa fantaisie, elle conduit l’homme, son sujet. Cependant, avec beaucoup de discipline, il peut arriver à l’apprivoiser, mais jamais à la dompter complètement. En cela, la mémoire joue un grand rôle dans l’autobiographie de Breton, car elle s’arroge le droit d’y faire des coupures, de ne pas tenir compte des transitions tout comme dans le rêve. Le souvenir, quant à lui, joue un rôle déterminant puisque c’est en souvenir de Nadja que Breton écrit ce récit, deux ans après leur rencontre.

« La vraie vie »  

Pour Breton, la « vraie vie » est la vie surréaliste. Il ne retient que ce qui est important. C’est une manière de vivre où l’on est ouvert et réceptif au hasard objectif. La « vraie vie » suppose une disposition d’esprit permettant de s’ouvrir aux rencontres.

Dans Nadja, Breton a une prédilection pour certains endroits de Paris qui possèdent une signification « surréaliste ». 

Il y a dans Nadja plus de 60 lieux ou établissements parisiens de mentionnés. Breton ne les décrit pas souvent, il se contente uniquement de les nommer la plupart du temps. Le Marché aux Puces de la Porte Saint Ouen est un lieu « surréaliste », car avec l’ouverture d’esprit nécessaire on peut y découvrir des trucs ou des personnes comme la petite fille qui déclame Rimbaud ou le cendrier-cendrillon. 

« Surréel » et surréalité ».

La Surréalité est pour ainsi dire la synthèse du réel et de l’irréel, une synthèse momentanée qui prend place lorsque les deux mondes se touchent. C’est une expérience qui surgit du contact avec la réalité « Avoir l’aigrette aux tempes » est l’expérience physique de la surréalité pour Breton. La surréalité dépend de notre inconscient, de la compagnie dans laquelle nous nous trouvons et de ce que le hasard nous fait rencontrer de la réalité.

Breton dit : « Je crois à la résolution future de ces deux états […] que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, de « surréalité », si l’on peut ainsi dire ».

Le surréel, par contre, est ce qui est au-delà du réel, c’est le merveilleux qui s’oppose aux contingences du quotidien.

Classé sous :Critique littéraire

mars 17, 2022 By MLC

L’Amant, Marguerite Duras

Amant Marguerite Duras

Fonctionnement de la mémoire dans ce roman de Duras. 

Comme le dit Michael Scheningham, la mémoire dans L’Amant est principalement liée au désir d’une manière inextricable. D’autre part, on peut voir dans ce livre que pour Duras la mémoire photographique fait partie de la mémoire autobiographique. Elle va jusqu’à penser, inventer pourrait-on presque dire, une photographie qui aurait pu exister et qu’elle prend au début du récit pour souligner l’importance de la traversée sur le bac. La mémoire est autoréférentielle et surtout liée à l’écriture car Duras se rappelle les souvenirs qu’elle a couchés sur le papier ce qui leur confère l’authenticité. Le fait qu’ils soient écrits est plus important que de savoir s’ils ont véritablement eu lieu. Ils sont écrits et cela leur donne une existence réelle. Pour Duras, la mémoire passe par l’écriture.

Duras fait un usage assez particulier de la focalisation dans ce livre.  

Duras change plusieurs fois de perspective au cours de son livre et très souvent à un moment où le lecteur s’y attend le moins. Par exemple, dans la première scène d’amour avec l’amant, elle passe du pronom personnel de la première personne au substantif (l’enfant) ce qui produit une distanciation. Le « je » est la proximité et le substantif la distance. Sans cesse un changement de focalisation a lieu quelquefois donc, dans les moments les plus intimes, comme si la narratrice n’était pas impliquée. En fait, c’est un style qui cherche à cerner le point crucial (jouissance, désir, mort) qui sont des thèmes Durassiens. 

La mendiante, Hélène Lagonelle, le jeune suicidé à la fin du livre. 

La mendiante se retrouve dans plusieurs livres de Duras : Un barrage contre le Pacifique et dans Le Vice-Consul.  Une particularité de la mendiante est sa folie. Elle a un comportement déviant qui suscite une certaine angoisse. La mendiante est, en quelque sorte, un alter ego de la mère en cela que cette dernière est également folle et inspire à l’enfant de la peur. Bien que la situation de la mendiante diffère de celle de la mère, elles vivent toutes les deux en marge de la société coloniale.  La mère et la mendiante sont toutes deux incapables de s’occuper de leurs enfants d’une manière adéquate.

Hélène Lagonnelle est le seul lien de la jeune fille avec la société blanche des tropiques, elle est la seule qui lui parle, car on tient la jeune fille à l’écart. Les « demoiselles de bonne famille » ne doivent avoir aucun contact avec la « petite prostituée blanche du poste de Sadec » qu’elle est devenue. Cependant, en Hélène Lagonelle, elle a une amie qu’elle aimerait faire profiter de son expérience en voulant lui céder l’amant chinois. Elle voudrait qu’Hélène puisse faire l’amour avec le Chinois et connaître comme elle le désir. Le fait qu’elle aimerait alors regarder est moins un acte de perversité que d’amitié.

Dans L’Amant apparaissent un certain nombre de mythes anciens (en particulier tirés de la Bible). 

Si on pense à un mythe de la Bible, c’est bien sûr à Eve et Adam et le fruit défendu. La transgression de l’interdit qui est très fort dans L’Amant : l’interdit pour une jeune fille de faire l’amour avant d’être mariée, l’interdit racial, il s’agit d’une jeune fille blanche ayant des rapports sexuels avec un Chinois et aussi le fait qu’elle accepte de l’argent de cet homme ce qui donne une forte connotation de prostitution à leurs relations. On peut aussi voir le mythe d’Orphée si on garde la traversée du Mékong comme un passage initiatique, auquel cas la jeune fille est Orphée. Elle regarde de trop près le désir en la personne du Chinois, une métaphore d’Eurydice, et finalement elle doit partir seule et laisser le Chinois derrière elle, prisonnier de la ségrégation raciale ou l’enfer. Caïn et Abel pourraient représenter les deux frères. On peut aussi voir le mythe de Médéa en la mère, qui sacrifie ses enfants à son opiniâtreté. Ulysse aussi qui fait un grand voyage d’initiation, Iphigénie et Oreste. Des bribes de mythes surgissent à beaucoup d’endroits. Comme tous les mythes on ne sait où ils commencent vraiment, d’où ils proviennent ! En utilisant des substantifs, la mère, la jeune fille, l’enfant, le petit frère et d’autres, Margueritte Duras crée une structure mythique et, qui plus est, c’est elle qui a créé le mythe de Lolita, la séductrice que Nabokov reprendra plus tard, le transformant à son tour. Quoi qu’il en soit, Margueritte Duras écrit une histoire universelle, transcendant la réalité banale d’une situation quotidienne.  C’est une sorte de circuit que l’on retrouve dans son œuvre, un circuit qui prime sur la réalité extérieure à l’écriture.

Le thème de l’eau.

L’eau joue un très grand rôle dans cette structure mythique. Tout d’abord, la traversée du Mékong et ensuite le paquebot qui l’emmènera en France qui vogue sur l’eau et la mousson qui éclate. A chaque passage important, le rite de passage, on retrouve l’eau. Les amants se douchent longuement comme pour se purifier du monde extérieur et se retrouver dans la pureté de l’innocence de l’amour qui les unis, même si la jeune fille n’est pas vraiment certaine de ses sentiments, ceux du Chinois sont clairs. La maison aussi qui est lavée à grande eau chaque fois que le grand frère est absent, comme pour la purifiée de sa présence par trop démoniaque. 

L’attitude de la protagoniste/narratrice par rapport à la mère est assez ambivalente. 

L’attitude de la narratrice envers la mère oscille entre l’amour et la haine, amour et dégoût. On retrouve dans cette relation tous les éléments d’une symbiose où l’enfant, bien qu’il y aspire, ne peut encore se détacher complètement de la figure maternelle. Un problème de communication qui se traduit par une crise du langage. Les personnages, non seulement la mère et l’enfant, mais aussi les frères se ressemblent. Cependant, la mère n’a jamais connu la jouissance, elle en est malgré tout curieuse ce qui explique aussi en partie la tension et l’ambivalence de la relation entre l’enfant et la mère.

Les signes du pacte autobiographique. 

A sa parution, L’Amant a été tout de suite relié à la vie de l’auteur et Duras elle-même en a souligné l’aspect autobiographique. Au début du livre, la narratrice dit explicitement : « Il faut que je vous dise encore, j’ai quinze ans et demi ». Elle écrit cette phrase dans l’oralité de l’écriture, nous faisant par la même occasion remarquer que son visage est ravagé par l’alcool. Nous savons que Margueritte Duras avait une grande attraction pour l’alcool aussi qu’elle a vécu sa première jeunesse aux colonies. Ces faits sont pour nous une raison de regarder ce texte comme un récit autobiographique. Mais l’œuvre entière de Duras contient des renvois auto textuels, ce qui n’est pas une qualité exclusive du genre autobiographique comme le souligne Jeannette M. L. Elle nous dit encore que cette manière de procéder montre que Duras aspire à effacer les limites entre les genres. Il y a le moment de la découverte de la vocation qui surtout nous incite à voir le pacte autobiographique dans ce livre. Au moment où la petite fille découvre l’amour, elle sait avec certitude qu’elle veut écrire. C’est par, et à travers, l’écriture qu’elle découvre et cherche son identité. L’écriture en tant que telle est vitale. Elle désamorce le langage courant pour atteindre la profondeur. Duras recherche la vérité, elle veut saisir l’insaisissable, cette réalité psychique enfouie au plus profond d’elle-même.

L ‘aventure amoureuse de la jeune fille a la signification d’un rite de passage. 

Le rite de passage ou l’initiation est une aventure mystique. Pour vivre cette aventure, cette initiation, l’isolation de l’individu est d’importance capitale. L’auteur réfère à l’isolation de l’enfant dans cette société coloniale où elle est mise au ban de la société, déjà avant d’avoir vécu son aventure amoureuse. C’est parce qu’elle est isolée qu’elle peut la vivre. Entourée par sa famille et la société, l’expériment n’aurait pu lui arriver. Dans l’initiation, ce rituel anthropologique, l’eau joue un très grand rôle tout comme dans ce récit. Principalement dans les scènes où les amants se douchent pour se purifier du monde extérieur avant de s’unir. La narratrice est curieuse du rituel, elle va de l’avant. Cette aventure fait partie de sa quête d’identité. Elle se découvre en performant cet acte sexuel puisqu’elle sait alors ce qu’elle veut. Elle analyse ses sentiments, la situation, le décor, son partenaire, son désir et elle apprend à se distancier tout à la fois. Elle ressort encore plus pure de cette expérience. La souillure de la prostitution ne l’atteint pas. Cela ne fait pas partie de son monde à elle qui est au-delà des apparences comme les voit la société coloniale. Son monde, c’est l’invisible, l’ineffable, le désir qui est omniprésent sans que l’on puisse le décrire, ni l’écrire, ni le créer. Tout comme l’esprit comparable au morceau de sucre immergé dans une tasse d’eau. L’eau devient sucrée et le sucre a disparu. Pourtant sa présence est indéniable. Le goût de l’eau l’authentifie. L’écriture authentifie le désir chez Duras ainsi que sa quête d’identité présente sous et dans chaque parole, chaque mot, chaque lettre écrits.

Duras insiste beaucoup sur l’accoutrement vestimentaire de la jeune fille au moment où elle rencontre l’amant chinois. Ces vêtements bizarres pourraient-ils avoir une signification symbolique ?

Peut-être devons nous rechercher la signification de l’accoutrement dans le voyage initiatique lié à l’expérience de la jeune fille. En effet, avant son départ pour la quête initiatique, le novice reçoit des habits spéciaux qui l’accompagneront dans son voyage et lui permettront d’être reconnu comme tel par ceux qu’il rencontrera. Que l’on pense aux robes blanches des mariées qui commenceront une vie nouvelle au lendemain de leurs noces ou celles des petites communiantes dans l’église catholique ! Mais aussi par exemple, aux plumes d’oiseaux réservées à cet effet de différentiation chez les Dogons ou certains peuples de l’Amazonie. L’enfant porte un chapeau comme aucune femme n’en porte en Indochine. Duras met l’accent sur le chapeau et les chaussures. Deux objets fétichistes de l’habillement de la femme et non pas d’une jeune fille de quinze ans à l’époque. L’enfant est vouée à un sort unique, divergeant totalement de celui des autres femmes. Ces dernières sont promises au mariage, à l’ennui, au malaise, à la mort, à l’absence de désir ou du moins de sa satisfaction, à l’abandon souvent. Un sort totalement dissemblable attend l’enfant. Son accoutrement la différentie de toutes les autres femmes. Elle est choisie. L’élue sacrifiée renaîtra purifiée, libérée des interdits et des tabous de cette société. 

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Classé sous :Critique littéraire Balisé avec :Amant, autobiographie, chine du nord, Marguerite Duras

mars 15, 2022 By MLC

La Reine des neiges de Laura MacLeod

La Reine des neiges : Un univers où les marchés du sexe et de la pharmaceutique s’allient dans une intrigue haletante. Je le recommande vivement ! 🙂
 
Par une matinée d’hiver, une femme congelée est retrouvée engoncée dans la cargaison d’un semi-remorque accidenté. Elle porte une guêpière. Des bas résille moulent ses jambes.
Oleg Krikov et Valéry Parov, chargés de l’enquête, lisent abasourdis le rapport d’autopsie. L’ADN révèle une hybridation spectaculaire affirme le médecin-légiste Irina Krougine.
Trois jours plus tard, des enfants découvrent, enfouie dans une congère, une jeune femme vêtue de dentelles. « La Reine des neiges, » murmure un des petits. Bien qu’infime, son pouls bat encore. Elle vit. D’où vient-elle ? Comment a-t-elle pu résister à la morsure du froid ? Se réveillera-t-elle de son coma ?
Krikov et Parov soupçonnent Mikhaïl Yegourine, un mafioso sans scrupules, d’être mêlé à ces événements surprenants. Réussiront-ils à monter un dossier sans faille contre lui ? Pourront-ils percer le mystère de l’ADN hybride ?
La Reine des neiges : un monde où les femmes sont des produits avec date de péremption.
 
Version Kindle : http://amzn.to/2GRnr8C
Version papier : http://amzn.to/2F4MXXn

Classé sous :Critique littéraire Balisé avec :ADN, ADN hybride, La Reine des neiges, laboratoires pharmaceutiques, Lac Baïkal, Mafia, Mafioso, Moscou, polar, Russie, sexe, Sibérie, suspense, thriller, trahisons, viol

mars 13, 2022 By MLC

Education de base de votre chien

Nashka

Par où commencer ?

Ialta

D’abord, votre chien doit s’assoir quand vous le lui dites. Puis, votre chien peut-il rester au pied ? Ensuite, il doit venir quand vous l’appelez… Pour cela, vous devez investir un peu de temps dans un entraînement de base pour les chiens.

Le plus tôt est le mieux

D’ailleurs, commencez à éduquer votre chien dès son plus jeune âge. C’est crucial, car les premiers mois de sa vie sont ceux où vous aurez la plus grande influence sur lui. En outre, c’est à cet âge qu’il deviendra le chien qu’il sera plus tard.

Les ordres élémentaires

Le plus élémentaire de l’éducation de chien est de le faire asseoir et de venir quand vous l’appelez. Non seulement lui apprendre ces notions est essentiel pour lui, mais ces ordres sont utilisés pour différentes raisons. Si vous emmenez votre chien en promenade et vous le laissez sans laisse, vous vous attendez à ce qu’il revienne vers vous. Certainement pas qu’il se mette à courir dans le parc avec vous le pourchassant en criant « Ici ! ». Ce serait tout simplement gênant !

Voir aussi : Prendre soin de votre chien âgé

Comment faire

Nashka

Apprendre à votre chien à venir lorsque vous l’appelez ne nécessite que les techniques les plus élémentaires, mais, par ailleurs, beaucoup de répétition.

Quel moyen employer ?

Le moyen le plus simple pour le faire venir, c’est d’avoir un jouet dans une main et une friandise dans l’autre. Commencez quand vous êtes dans la maison. Alors, éloignez-vous simplement de lui, tenez le jouet et appelez-le avec excitation. Quand il vient, donnez-lui une friandise. Utilisez toujours le même mot pour l’appeler. Cela vaut pour les autres ordres que vous lui apprenez. Restez conséquent. Faire cela plusieurs fois par jour est un excellent moyen de lui apprendre. Toutefois, n’oubliez pas de faire beaucoup de longues pauses pour qu’il ne s’ennuie pas et arrête d’apprendre. Et surtout, n’oubliez pas les friandises !

Friandises et compliments

Le faire asseoir pourrait être un peu plus difficile. Encore une fois, cela ne nécessite qu’une éducation de base du chien. Lorsque vous avez maîtrisé l’ordre « Viens », appelez-le à vous. Placez votre main sur son dos et dites « assis » tout en poussant doucement sur son dos. Quand il s’assied, donnez-lui une friandise et beaucoup d’éloges. Si vous voulez qu’il reste assis plus longtemps, tardez simplement à lui donner la friandise et les éloges. Faites-le s’asseoir, mais prenez votre temps pour vous pencher vers lui et lui donner sa friandise.

Voir aussi : Santé et nutrition de votre chien

Simple et efficace

L’éducation de base du chien est simple et très efficace. Cela devrait également être amusant pour vous et votre chien. Cela ne doit pas être pendant des heures et des heures. Chaque jour, cela peut durer environ 5 minutes. N’oubliez pas de récompenser votre chien et vous-même pour tout le « dur » travail effectué !

Classé sous :Salon littéraire

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